Vive les vacances, 70x100cm, Louis Chabaud

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Technique mixte sur panneau de bois, 70x100cm

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Technique mixte sur panneau de bois, 70x100cm

LE ROI DE LA FARCE : De nature, je suis un farceur, je suis né comme ça : la farce, faire rire à tout prix. Au préventorium, je faisais le con déjà, j’étais le vilain canard dans la chambre. A tel point qu’ils m’avaient mis dans un lit cage où j’étais comme en prison dans mon lit. Mais tout petit déjà, à deux ou trois ans, je faisais des farces à mon pauvre frère, qui est mort, je ne me rappelle plus comment il s’appelait. Un jour, je lui ai mis le feu à son lit. Ou bien, mes oncles et ma grand-mère s’en allaient, un soir, ils descendaient du balcon. J’étais en haut, au 4 ème, et je leur pisse dessus. Ils ont rigolé, mais enfin… ils ont ri vert, et ma mère, je me rappelle, m’a engueulé. Je devais avoir trois ans. Tout petit, j’étais déjà le roi de la farce, je n’y peux rien, j’étais comme ça. J’ai été piqué dans le berceau.

Mais j’étais vraiment un grand farceur, et j’ai fait beaucoup de conneries quand j’étais petit. Par exemple, à l’école, mon plaisir, c’est quand je m’occupais du poêle de la classe de Mr Jean, l’instituteur qui, par la suite, m’a poussé à faire des tableaux. C’est moi qui allumais le feu et qui le garnissais, mais comme j’étais un grand joueur de billes – j’étais très fort et je me faisais la place de cinéma en vendant des billes –, j’en avais toujours dans la poche, en argile cuite. Alors je mettais trois, quatre, cinq billes dans le poêle, et ça pétait comme des pétards. Toute la classe rigolait, et je me suis fait renvoyer trois jours comme ça, c’est arrivé deux ou trois fois.

Voilà un peu les farces que je faisais. Des trucs de gosse, comme de sonner dans une rue à toutes les sonnettes et de partir en courant. Ou alors on sortait de l’école, à quatre heures et demie ou à six heures, et on disait : « Allez, on va faire le goûter. ». Et on faisait toutes les alimentations qui avaient un étalage dehors. On fauchait des pommes, des poires, des cerises, des bananes, même des oignons, des fois, quand on ne pouvait pas bouffer autre chose. Voilà toutes les conneries qu’on pouvait faire ! Et comme j’étais farceur et rigolard, je faisais rire tout le monde. D’où mon envie de faire du spectacle, après, sur la scène, pour faire rire les spectateurs.

Toute ma vie, j’ai fait rire mes copains, mes amis, et toutes les bandes d’Aubagne m’avaient adopté, tous les milieux : pauvres, classes moyennes, bourgeois, riches. J’étais aimé pratiquement de tout le monde, du moins j’en ai l’impression. De même, plus tard, on a eu affaire parfois avec les flics, pour tapage nocturne. Ils nous poursuivaient en courant, mais comme ils nous connaissaient, le lendemain ils n’y pensaient plus. En revanche je n’ai jamais fait de grosses conneries, moi, jamais. Dans le Midi, c’est le côté vantard, hâbleur, qu’on critique souvent. Moi, si je me vante, c’est pour faire rigoler. J’aime me moquer, mais c’est jamais méchant. « Les copains d’abord », chez moi, c’est gravé.

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