Olivier Ajas, né le 18 décembre 1970 à Béziers, peint, écrit. That’s all !

Il étudie la philosophie à Montpellier, puis à Strasbourg, où il obtient un DEA de philosophie. Il suit l’enseignement de Jean-Luc Nancy et Philippe Lacoue-Labarthe à l’université de Strasbourg, mais c’est essentiellement la lecture de Maurice Blanchot, Georges Bataille, Emmanuel Lévinas, la littérature et la poésie contemporaines, qui influença ses premières recherches personnelles.

A partir de 2001, il peint, mais produit peu de toiles, en raison d’une technique « laborieuse » proche de la mosaïque, dans laquelle il trouve un apaisement méditatif.

En 2013, il édite un court récit et un recueil de poèmes et d’aphorismes.

C’est au printemps 2015, avec sa série LOTRECOR, que s’effectue un vrai tournant dans sa peinture.

En ce qui concerne ses influences picturales, elles sont très éclectiques, de l’expressionnisme d’Edvard Munch ou d’Egon Schiele à la pratique de l’art d’Antoni Tapies et à l’art brut pour l’utilisation de matériaux pauvres. Il défend une démarche anti-esthétique. Il pourrait tout autant citer des démarches comme celle de Jean Rustin qui abandonna son esthétique abstraite au profit d’un retour à un figuratif simplifié et violemment expressif, ou celle de Maria Lassnig.

Pour lui, l’art n’a pas pour simple but de décorer. Il doit retrouver (même si cela est impossible) ou au moins se rapprocher de son originalité, très exactement de son origine, fût-elle mythique, dans un geste (une tentative) de retour et de retournement critique par rapport à la société du spectacle et à l’idéal consumériste exacerbé de celle-ci, mais aussi par rapport à la Culture Institutionnelle : «Peindre comme dans la caverne» ; il cherche à faire à partir du peu qu’il lui reste, c’est une démarche morale, ou plus exactement éthique !

«Sans choc, il ne peut y avoir d’art», dit Tapies, ou encore «le plus surprenant est de concevoir l’art comme un comportement total, engageant jusqu’aux moindres détails de la vie quotidienne», à propos de l’esthétique d’Extrême-Orient : il est question d’ascèse (d’exercice), de méditation, d’idéal, mais hic et nunc.