Simdo

"SIMDO a un univers bien à elle où les corps s'entrechoquent, se soulèvent, s'affrontent mais s'entourent et se protègent aussi. Un trait nerveux, des couleurs subtiles qui confèrent à son œuvre une allure de vitrail païen, un monde agité par les soubresauts de l'existence.

Ses dessins sont forts, riches et foisonnants mais aussi intenses et perturbants et qui ne laissent pas l’œil tranquille. Il faut s'impliquer quand on regarde le travail de SIMDO. On en ressort avec la tête qui tourne un peu et le cœur en chamade. C'est de l'art qui vibre. Beau et fort."

Fred Noiret

 C’est toujours difficile d’écrire SA biographie, parce qu’il faut parler de soi, ce qui à mes yeux n’est pas l’essentiel. Les dessins sont là pour remplacer tous ces beaux discours. Donc que dire… Parler des découvertes qui m’ont aidée à arriver là où j’en suis aujourd’hui ? Que j'aimais dessiner et imaginer des histoires (comme beaucoup d'enfants) ? Que cela devint très vite un geste quotidien, une habitude dont, je ne le savais pas encore, je ne me séparerai jamais ? Dans ma famille, ça n’avait rien d’étonnant ; presque tout le monde dessinait ou peignait. Mais du dessin réaliste. Il fallait copier le réel, ça signifiait que l’on savait dessiner (!) Que grâce au dessin, j’ai appris à aiguiser mon regard, regarder autour de moi, écouter, observer les gens, surtout les visages, retrouver l’intime caché loin derrière les mots, travailler la dextérité du geste même si ensuite je m’en détacherai volontairement ? Qu’adolescente j’ai fait deux importantes découvertes : Freud et « sa science » des rêves et le surréalisme (en peinture comme en écriture) ? Révélations décisives pour ma création parce que j’aimais ce monde absurde mettant sans dessus-dessous la réalité, bousculant les codes. Que parallèlement à des études éloignés du dessin, je continuais à dessiner et à imaginer des histoires parce que, dans mon fort intérieur, je voulais faire ça et rien d'autre?

Qu’autour de l’âge de 30 ans une formation en art-thérapie avec l’INECAT dirigé par JP KLEIN a été libératrice mais aussi révélatrice de ce que je devais ou plutôt voulais faire : des dessins spontanés, sincères, sortis au plus profond de moi afin d'approcher l'essentiel et retrouver la source, sans force ni barrière ? Être le plus juste possible, ne rien retenir et mettre de côté l’intellect au moment de création ? Travail primordial qui m'a permis de trouver mon écriture, mon tracé propre. Qu’en 2012 et des poussières, je décidai (enfin!) de ne me consacrer qu'au dessin et à l'écriture ? En résumé, tout ceci m'a permis d'ouvrir des portes. Et derrière certaines m'attendait beaucoup de monde. Des êtres singuliers ayant chacun leur histoire. Des histoires d'hommes, de femmes et d'enfants, difficiles, douloureuses, de cris ou de révoltes mais aussi d'attachement. Des histoires faites de chairs et de sang. Des histoires de Famille au sens très large du terme, celle de l'humanité qui nous porte et nous supporte. Depuis tous m'accompagnent sans que je ne sache jamais qui je vais trouver derrière la porte... Et c'est tant mieux !

Démarche

Tout d'abord ma démarche de travail est de refuser d'avoir une idée au départ. Je n’arriverais à rien si c’était le contraire. Je me laisse porter par ce qui vient, c’est ce qui me plaît. Le plus intéressant dans ce travail d'imagination est quand on ne décide de rien. Des lignes puis des formes arrivent qui font corps avec d’autres et le tableau se construit peu à peu. C'est mon moment préféré. Je suis le plus souvent surprise par ce qui apparaît à la fin. La technique de l'encre seule m’intéresse depuis plusieurs années (auparavant je l’associais avec des pastels secs et de l’acrylique) étant pleine de possibilités même si c’est une technique exigeante car on ne peut rattraper ses erreurs, c’est à dire masquer par une couche de peinture ce que l'on pense avoir raté. Pour moi, rien n’arrive au hasard aussi j’utilise tout, même les accidents de parcours. Ces imprévus m’intéressent, ça me permet d’aller plus loin, vers d'autres directions. Si cela devient facile, je me dis que je ne suis pas dans la création véritable. Des personnages s’imposent et viennent habiter la feuille. Ils arrivent nombreux et en occupent tous les recoins, comme s’il ne devait rester aucun espace vide entre eux. Ils s'imbriquent, se collent, se lient. Je travaille sur du papier car on peut le mouiller, le déchirer, le griffer. J'aime explorer, chercher, trouver de nouveaux effets. En ce qui concerne le dessin, je me sers d'outils improvisés ou j'en bricole. Ils ne sont pas toujours aisés à utiliser cequime permet de me heurter à beaucoup d'imprévus et donc à l’inconnu. J'ai commencé par le noir et blanc et depuis peu la couleur est arrivée mais elle n'est pas primordiale, l'encre noire dominant presque toujours.
Je suis une passeuse, traversée par des êtres faits de lignes noires et de chairs en papier.

Simdo

Expositions collectives récentes


2016 6ème Biennale de l’Art partagé 22 octobre au 20 novembre Rives (38)


2016 2ème Salon d’Art Brut, Outsider, Singulier DEMIN Août Meysse (07)


2016 Coop.Art-La Marge 2 Philippe AINI Juillet à mi-octobre Serviès en Val (12)


2016 Artothèque Asso BABART ; Nimes, Bagnols/Cèze, Pont Saint-Esprit (30)


2016 Festival Courants d’Art Juin Authon du Perche (28)


2016 Dessins Outsider galerie Trente Sept avec la galerie Espace Eqart, Avril, Paris


2016 Galerie de l’Echarpe avec la galerie Espace Eqart, Mars, Toulouse


2015 Out Sider Art Fair Paris galerie Espace Eqart


En permanence dans la galerie Espace Eqart Marciac


2015 4ème Salon d’Art Mythimages Septembre Marciac

Détails

Les oeuvres de l'artiste :

Il y a 8 oeuvres.
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