Hurluberlue

Mylène Fuhrmann, alias Hurluberlue, née le 20 septembre 1988 à Colmar, est une artiste photographe française...

Présentation

Mylène Fuhrmann est une Hurluberlue. Son patronyme d’artiste n’est pas né du hasard : de l’ancien français « hurelu » (ébouriffé) et « qui a la berlue » (excentrique), ce mot pourrait aussi avoir été dérivé de l’anglais hurly-burly (tumulte).

Or du tumulte, elle en donne à voir. Passionnée, entière, elle se dirige très jeune vers des études de photographie pour (déjà) témoigner d’instants suspendus. Après son CAP Photographie, et en parallèle avec ses projets personnels, elle passe quelques années employée dans un studio dans lequel elle va bien vite se sentir à l’étroit. Un besoin de sortir d'un carcan lumières/poses/retouches trop rodé, que diable un peu de spontanéité et de créativité !

Artiste photographe indépendante depuis, elle aime explorer toutes les frontières : celles de l’image, celles de notre identité, celles du Monde. Investie, vive et écorchée, elle s’inspire de toutes les formes d’art pour exprimer le sien. Une touche à tout, avide de nouveaux projets, de nouvelles découvertes.

On retrouve un peu d’Hurluberlue dans tous les thèmes qu’elle explore, que ce soit dans ses séries mises en scène avec des modèles, son travail avec des particuliers ou dans ses clichés de ruines modernes. Rendre compte de l’empreinte de l’Homme sur les paysages naturels et urbains et témoigner de notre passage et des histoires fortes de ces lieux à l’abandon, capter des regards et des lumières qui n’appartiennent qu’à l’instant, mêler l’importance du passé à la construction de l’image présente, interroger les frontières de nos enveloppes charnelles et spirituelles sont les explorations incessantes qui la portent.

Toujours, encore, capturer l’instant frontière pour le sublimer.

Esthétisme dans la décadence


 La naissance de la prédilection d’Hurluberlue pour les lieux à l’abandon est concomitante avec sa passion de la photographie : lors d’un projet scolaire, elle pose les pieds pour la première fois dans un lieu abandonné et cette expérience provoque chez elle une attirance qui ne cessera de croître.


 Aventurière moderne, Hurluberlue aime s’écorcher les genoux dans les ronces qui enveloppent souvent ces lieux. Son âme d’enfant renaît pour ressentir à nouveau le frisson de la transgression et le plaisir de la découverte, puis la photographe prend le relais pour emprisonner avec affection et respect ces scènes suspendues.


Son style photographique, affiné d’années en années au gré de ses explorations urbaines va l’amener à visiter de nombreux lieux abandonnés de l’homme : anciennes institutions publiques, hôpitaux, habitations, parc de loisirs, friches industrielles. Le point commun étant que tous ces lieux ont été pensés, bâtis, occupés puis abandonnés voire détruits par l’Homme. Le temps se fige dans des clichés où paradoxalement, chacun de nous va trouver de la beauté dans la décadence.


Hurluberlue interroge la dualité humaine qui pousse bien souvent à détruire ce qu’on a érigé, ressuscite les histoires que ces lieux racontent et dévoile l’âme et l’esthétisme issus de la décrépitude.


Car il n’y a rien de plus émouvant que ce qui perdure, que ce qui reste malgré le deuil. Pièces encore presque habitées, lits faits, linges posés sur leurs cintres, objets du quotidien laissés là comme gelés dans une parenthèse de vie passée, majesté architecturale sur laquelle la Nature finit par reprendre ses droits… Ces lieux semblent encore abriter les âmes de leurs anciens locataires. Hurluberlue témoigne d’un mythe d’Ariane contemporain, en prouvant que même déchus, ces derniers sont toujours, par son témoignage, destinés à renaître.


Amoureuse de ruines modernes elle espère qu’à travers ses images ces lieux se fixeront longtemps dans les greniers de nos mémoires visuelles.

Détails

Les oeuvres de l'artiste :

Il y a 9 oeuvres.
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