Ajas Olivier

Olivier Ajas, né à Béziers, peint, écrit.

Il étudie la philosophie à Montpellier, puis à Strasbourg, où il obtient un DEA de philosophie.

A partir de 2001, il peint.

Ecrit récits, poésie, textes et présentations sur l'art et les artistes.

-          C’est au printemps 2015, avec sa série « LOTRECOR », que s’effectue un vrai tournant dans sa peinture.

Il utilise divers matériaux de récupération, papiers journaux, peintures en bâtiment, pigments naturels, huile...etc.

Ces œuvres sont obtenues en toute fin de processus par transfert de la bâche (sur laquelle il peint)  vers le papier journal ou la toile ou le papier Canson. Ce transfert implique des pertes de matière, des déchirures, des accidents...

-          Fin 2016, et surtout début 2017, naît une nouvelle série « LES PISSEUSES », où son travail se précise, et s’engage résolument dans une figuration plus expressive. Inédite, elle sera présentée pour la première fois à Saint-Sauveur-en-Puisaye en Mars et Avril 2017.

En ce qui concerne ses influences picturales, elles sont très éclectiques, de l’expressionnisme d’Edvard Munch ou d’Egon Schiele à la pratique de l’art d’Antoni Tapies et à l’art brut pour l’utilisation de matériaux pauvres; ainsi qu'un goût prononcé pour l'expérimentation.

Il défend une démarche anti-esthétique. Il pourrait tout autant citer des démarches comme celle de Jean Rustin qui abandonna son esthétique abstraite au profit d’un retour à un figuratif simplifié et violemment expressif, ou celle de Maria Lassnig.

Pour lui, l’art n’a pas pour simple but de décorer. Il doit retrouver ou au moins se rapprocher de son originalité, très exactement de son origine, fût-elle mythique, dans un geste (une tentative) de retour et de retournement critique par rapport à la société du spectacle et à l’idéal consumériste exacerbé de celle-ci, mais aussi par rapport à la Culture Institutionnelle :

«Peindre comme dans la caverne» ; il fait à partir du peu qu’il lui reste, il fait une « peinture pauvre », c’est une démarche éthique !

«Sans choc, il ne peut y avoir d’art», dit Tapies, ou encore «le plus surprenant est de concevoir l’art comme un comportement total, engageant jusqu’aux moindres détails de la vie quotidienne».

Il a trois enfants.

En novembre 2013, il revient dans l’Hérault et s’installe dans l’arrière-pays biterrois, après plus de vingt ans à Strasbourg.

Représenté par La Galerie Art Compulsion depuis 2016.

https://www.artcompulsion.com/fr/1_ajas-olivier

Projet Artcompulsion

Co-fondateur de la galerie Artcompulsion.

-          15 juin 2016 : Ouverture de la galerie en ligne Artcompulsion.com, qui présente à ce jour plus de 150 Artistes d’aujourd’hui : Art singulier, Outsider Art, Expressionnisme…

https://www.artcompulsion.com/fr/

https://www.facebook.com/artcompulsion/

-          1er Juin 2017 : Ouverture de la galerie physique Artcompulsion à Montpellier dans le Polygone

"Olivier Ajas, Tiens, des Pisseuses !"


par Pierrette Blutte-Muslin


Tiens, des Pisseuses et des Pisseuses avec une tête, des corps qui, tout entiers, répondent à l’exigence d’unité, d’indissociabilité entre tous les éléments du corps.


Rien n’est négligé et rien n’est hiérarchisé, un corps tout en transgression, voilà ce que donne à voir cet expressionnisme de plus en plus marqué d’Olivier Ajas.


Ici, la transgression n’est pas provocation, elle n’est que la forme perceptible, en « transparence », d’un équilibre qui ne passe pas par les canons de l’esthétique ni même ceux d’un anti-esthétisme qui se soumettrait à son tour à des dictats tout aussi rigoureux que ceux du «beau à voir ».


Les Pisseuses sont libres dans leur tête et dans leur corps. Que font-elles? Elles pissent ? Elles se masturbent ? Peu importe. Leur présence qui s’impose si fortement en dit long sur le peu d’importance du faire par rapport à l’être. Les Pisseuses, toutes de rose et de mots traversées, avec leur petites jambes, leurs disproportions, sont belles parce que fortes et à ceux qui, et cela ne manque jamais, se diraient ou diraient « Mais cette représentation n’est-elle pas une offense, voire davantage, faite aux femmes ? », les Pisseuses pourraient répondre :


« Mais regardez nous, regardez nous bien, nous ne sommes ni des sujets, ni des modèles, ni même un concept, nous sommes la forme expressive d’une pensée qui est une pensée de liberté avant tout.


Et vous, croyez-vous être libres ? Nous, dans l’effort qui est le nôtre de distendre et recomposer notre corps, d’en disposer, nous défions toute loi plastique et nous imposons, sans violence aucune, notre liberté absolue ».

Détails

Les oeuvres de l'artiste :

Il y a 7 oeuvres.
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