Mond Mina

Née avec une malformation cardiaque rare, Mina Mond après une enfance calme entre dans une adolescence marquée par les premiers signes de la maladie. Elle fait aussi l’expérience de mort imminente, EMI.

Elle se tourne vers la foi et veut d’abord devenir pasteur mais le moment venu, limitée par sa timidité, elle choisit la création.

Elle trouve cependant à faire le lien entre sa foi et ses travaux picturaux à travers une grande série d’ex-voto. Pour Elle ce n’est qu’une étape, une catharsis nécessaire à sa résilience. Elle travaille ensuite à d’autres formes d’art, dont elle fait son métier.

Il y a quelques années la dégénérescence de son état de santé s’accélère. Elle frôle une nouvelle fois la mort. Elle se remet complètement en question entrainant une refonte de sa pratique personnelle. Il faudra deux ans pour faire la transition et revêtir sa nouvelle peau. Ou plutôt reprendre celle qu’elle avait laissé de côté avec ses ex-votos.

Mina Mond se considère comme une raconteuse d’histoire, elle raconte le monde tragique, terrifiant et mystérieux.

Elle défini son travail comme du naïf noir. Elle ne fait jamais de croquis, elle attend des sortes d’illuminations ou les images apparaissent construites dans son esprit. Mina Mond pense que cette façon de procéder, proche de l’art médiumnique vient de sa longue pratique de la voyance et du spiritisme. Elle génère ses images en marchant dans la nature mais surtout en écoutant de la musique créant ainsi un état altéré de l’esprit. Elle use des mêmes méthodes pour se soigner. Elle pratique depuis quelques temps le tambour chamanique qui vient compléter sa quête de spiritualité.

Dans un second temps sa peinture est prière. Hachures et points deviennent méditation. Elle se compare parfois aux moines enlumineurs qui prient tout au long de leur travail.

Mina Mond insuffle sa mystique dans ses travaux pour en faire des objets magiques qu’elle voit comme des remparts contre le mal et la mort. Ses sujets sont souvent très actuels, résurgence de ses peurs profondes et de sa difficulté à comprendre l’ambivalence de l’Humain, oscillant toujours entre bien et mauvais. Comme le dit Gérad Lattier à Clovis Trouille : « En fin de compte on ne choisit pas. La vérité pour un artiste c'est ce qu'il a à dire quand bien même ce sont de mauvaises choses (…) et l'homme c'est le bien et c'est aussi le mal et il n'y a pas de raison de négliger une part de l'homme. D'ailleurs quand on affirme fortement on trouve l'éloquence. »

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Les oeuvres de l'artiste :

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