Heeg Johanna

"Avec l’admiration totale pour le travail de Johanna Heeg, que j’ai le privilège de regarder chez moi, souvent."

Michel Bouquet, comédien

"Un artiste est quelqu’un qui regarde le monde pour les autres…

Johanna Heeg dit le monde, un monde à la fois enfantin et terrifié, un monde où, d’un claquement de doigts, l’émerveillement cède la place à un fardeau qui semble écraser ses personnages.

Peut-être celui de la vie ?

Johanna regarde pour nous et ce faisant elle nous regarde.

Johanna Heeg est une artiste."

Pierre Arditi, comédien

"Quand elle peint, Johanna Heeg est dans sa plus exacte nature, dans une sorte de visitation intérieure.

De glissades colorées en errances, d’exode en fuite du temps, elle s’enfonce éperdument dans l’émotion de peindre au point de disparaître pour n’être que silhouettes, visages, paysages, un monde lointain, enfoui, dont on découvre peu à peu l’obsession de la mémoire.

Le passage des ombres, la délicatesse des transparences et le fol emportement du temps font éclore la vie comme sur un buvard magique, restituant une quête de la couleur et de la lumière explorées jusqu’à l’aveuglement des formes.

La peinture de Johanna Heeg est une perpétuelle chasse aux fantômes qui peuplent sa vie, un défi au temps, son plus fidèle complice, qui la mène de la naissance à la mort, de la vie joyeuse à l’innocence et aux plénitudes de l’enfance, de la gourmandise espiègle à la mélancolie. L’important pour elle est de creuser son chemin dans l’humain, ne sachant ni où il mène ni d’où il procède. Elle regarde, questionne, interroge. Elle est à l’intérieur d’un monde, comme dans une gigantesque fabrique d’humanité, où elle fait sauter tous les verrous, et peu importe la direction qu’elle donne à ses histoires, elle surprend, revient toujours sur le même lancinant mystère de la vie et de l’âme.

Ce qui caractérise cette peinture dont elle dit toujours n’être qu’au commencement, c’est ce foisonnement d’humanité, cette profondeur et cette gravité transmises aux êtres et à tout ce qui les entoure.La force de ce temps mêlé, qui bouge sans cesse, nous raconte la vie avec de bouleversantes pudeurs.

Les représentations surannées de ses personnages étranges à l’élégance raffinée, l’évocation des lieux où résonne si souvent le souvenir de la Hollande, sa terre natale, semblent sourdre de quelques vies anciennes où de troublantes apparitions nous font tourner la tête comme dans un manège.

Johanna Heeg est tout entière dans l’esprit de la couleur et la couleur de l’esprit. C’est peut-être parce que sa peinture n’obéit à aucune lumière ordinaire qu’elle a trouvé la sienne.

Une peinture forte mais jamais agressive, comme si ce monde avait déjà refait plusieurs chemins, subi de nombreuses vibrations avant de surgir sur la toile.

Comme le dit si joliment Michel Bouquet « Les peintures de Johanna Heeg sont comme de petites fenêtres qui ouvrent sur la vie intérieure.»

Jean-Pierre Cramoisan, écrivain

Johanna Heeg ou les couleurs de l’invisible.

"Grâce à Johanna Heeg, l’invisible nous apparaît enfin dans toute sa démesure. Il est plein de couleurs alarmantes, il trucule d’une vie terrible, il grouille de tout dans tous les sens, les fantômes y font la foire, le carnaval y bat son plein. Derrière le mur des choses, ça gueule, ça s’agite, ça veut vous sauter à la figure. C’est peut-être que là-bas les âmes ont de la vie à rattraper. Ou que les morts sont tellement plus nombreux que les vivants, qu’on n’arrive plus à tenir tout ce beau monde.

Johanna Heeg figure ce qu’elle ne voit pas avec la plus extrême précision, elle semble peindre ce qu’elle entend, ce qu’elle entend trop.

Festoyant à âme perdue, saccageant toute certitude, nous appelant à cor et à cri, le peuple de l’invisible est là, sous la peau de l’espace."

Henri-Frédéric Blanc, écrivain

Une ronde couleur du temps.

"De rondes figures pâles, délicates comme un pétale, fleurs d’amandier à peine rosées, me regardent. Sur leurs lèvres un sourire, tandis que s’absentent les yeux. Parfois elles s’assombrissent, voilées d’un gris de tourterelle, ailleurs les effleure un rouge plus vif.

De petits visages, souvent alignés, les uns près des autres, la plupart sérieux comme des enfants, me font face. Soudain, une bête tendre, un agneau, un âne, surgit parmi eux ou rugueux, fantasque, un masque au grand nez.

Un peuple très doux, aux longs corps debout, fantômes discrets, a marché vers moi puis s’est arrêté. Ils ont apporté d’un pays ancien des chapeaux pointus, des couronnes blanches, des tissus précieux.

Ils sont des nomades que l’on a piégés dans la toile peinte. Alors ils s’installent, et l’âme docile, ils tiennent leur rôle avec dignité, dans des décors vagues où les pierreries s’attardent, où se figent des oiseaux. Et les crépuscules lents descendent sur eux.

Ils naissent de l’eau de nos rêves, en humbles bouquets mousseux et ne veulent pas mourir avant d’avoir palpité. La danseuse a dans sa jupe les nymphéas du bassin; la fiancée, la mariée, icônes aux mains croisées, et la reine de la nuit sur qui pleuvent des étoiles ouvrent grand leurs yeux réglisse sous le pont de leurs sourcils. Ils posent un instant, fragiles.

Je les pense éphémères comme on dit des papillons, je crois qu’ils vont disparaître, je connais les papillons."

Françoise Donadieu, écrivain

"Elles sont belles ô mortels comme nos rêves de chair,

Terre sèche, lainages, grains, filaments, huiles violettes, rose-vin, rouges… Chair.

Tout un peuple qui vit dans les couleurs chaudes, souffre, avance, s’amuse, patiente.

Un monde de damnés innocents.

Certains semblent sortis d’une fête païenne russe, d’autres paraissent revenir de la maison de Hansel et Gretel, et la sorcière est passée par là, volant à leur trousse.

L’humidité suinte un peu, le froid pénètre malgré la vivacité des touches, le fard aux joues, les lumières d’or qui sortent de la toile, soleil noir.

Entre une foule de bons vivants en plein banquet, des enfants qui courent, des femmes qui causent ou cousent au coin d’un âtre, se cache la faucheuse cachée sous un capuchon de satin.

Quand je vogue dans les tableaux de Johanna Heeg, le spleen me grimpe aux chevilles, et je regarde une étoile loin dans le ciel, la voix du poète qui me cause à l’oreille."

Fanny Saintenoy, écrivain

Johanna Heeg, née à Amsterdam en  1950, est diplômée de l’Académie Rietveld d’Amsterdam. Elle vit et travaille à Aix-en-Provence depuis 1970.


Expositions individuelles


1967 – Tapijten Museum - Amsterdam


1967 – Rietveld Academie - Amsterdam


1993 – Artes Domus - Aix-en-Provence


1993 – Château de Lourmarin


1993 – Atelier Bleu - Aix-en-Provence


1994 – Théâtre de Pertuis


1994 – Galerie Galaxie - Marseille


1995 – Galerie Susini - Aix-en-Provence


1996 – Galerie Baron Samedi - Isle-sur-la-Sorgue


1996 – Café-théâtre Fontaine d’argent - Aix-en-Provence


1999 – Théâtre Toursky - Marseille


1999 – Galerie Regard contemporain - Aix-en-Provence


2009 – Galerie Ardital - Aix-en-Provence


2000 – Centre Phocéas – Marseille


2002 – Théâtre Toursky - Marseille


2004 – Galerie Mabillon - Aix-en-Provence


2005 – Galerie Sextius - Aix-en Provence


2006 – Urban Gallery - Marseille


2007 – Atelier galerie - Aix-en-Provence


2008 – Galerie Ardital - Aix en-Provence


2010 – Galerie Polysémie - Marseille


2010 –Expo-croisière The Word – Nice, Collioure, Barcelone, Lisbonne, Bordeaux, Saint-Malo


2010 – Théâtre Toursky – Marseille


2011 – Chapelle Saint Sulpice - Istres


2012 – Galerie Ardital - Aix-en-Provence


2014 – Galerie le 112 - Aix en-Provence


Expositions collectives


1998 – Galerie des Arsenaux - Marseille


2005 – Biennale d’art contemporain – Allauch


2005 – Artothèque du Lycée Méditerranée - La Ciotat


2006 – Galerie des Marronniers - Aubagne


2006 – Galerie de la Prévoté - Aix-en-Provence


2007 – Galerie Ardital - Aix-en-Provence


2009 – Galerie Vendôme - Paris


2009 – Foire d’Art contemporain - Strasbourg


2010 – Galerie 13 – Ile-sur-Têt


2011 – Sm’Art - Aix-en-Provence


2011 – Salon des Antiquaires et Galeries d’art de Marseille


2011 – Art’Nîm – 12ème Foire internationale d’art contemporain


2011 – Chapelle Saint Sulpice - Istres


2012 – 1er Salon d’art contemporain franco-israélien Espace Catherine Max B’NAI B’RITH – Paris


2012 – ST Art – 17ième foire d’Art contemporain - Mulhouse


2013 – Château Roseline - Les Arcs-sur-Argens


2013 – Marseille 2013 Capitale européenne de la culture – Calas


2013 – 2ième salon d’art contemporain franco-israélien Espace Catherine Max B’NAI B’RITH – Paris


2013 – Galerie Polysémie - Marseille


2013 – Franchement Art - Villefranche-sur-mer


2014 – Galerie 112 Aix-en-Provence


2015 - Galerie Polysémie - Galerie B&B - Paris  


Collections particulières


Pierre Arditi, Laurence Fanon, Richard Martin, Michel Bouquet-Juliette Carré, Jean-Marie Villégier, Didier Lockwood-Caroline Casadessus, Claudie Rocard-Laperrousaz, Bruno Wolkowitch, Marie-José de Saint Ferréol, Andréa Ferréol


Radio-Télévision


1994 – M6 - reportage Galerie Galaxie - Marseille


2006 – Télévision du Pays d’Aix


2006 – Collection Les in extenso, portraits d’artistes, par Patrice-Rossignol


2006 – Vidéo à l’occasion de l’exposition Galerie de la Prévôté, Année Cézanne


2009 – Alcazar - Marseille - projection


Illustrations


1997 – Regard de Provence – décembre – Avignon


1997 – Salmigondis – N° 2, juin – Aix-en-Provence


1997 – Nouvelle attitude – N° 6 – décembre – Aix-en-Provence


1998 – Regard de Provence – décembre – Avignon


1997/ 2000 – La Marseillaise, quotidien – 60 dessins pour le théâtre


2001 – Couverture de l’Odyssée 2001- illustrations dans divers quotidiens nationaux grecs, espagnols, italiens, roumains…


2003 – Couverture de la Revue des Archers N° 2 Éditions Titanic - Marseille - illustrations des textes de Henri-Frédéric Blanc, Romain Bouteille, Saïada Churchill, Jean-Pierre Cramoisan


2004 – Le Magazine Théâtre N°7 - Paris


2004 – Couverture du livre de Bernard Zerbib, La cinquième vie, - Éditions Vents contraires – Paris


2007 – Couverture Revue des Archers N° 7


2008 – Azart N°32 mai/juin


2011 – Livre muséal regroupant les peintres de la région PACA


2012 – Illustration d’un conte – OSTREIA – de Jean-Pierre Cramoisan - Éditions les Presses littéraires


2013 – Couverture de la revue des Archers n° 22


2013 – Couverture du recueil de nouvelles de Joëlle Gardes  A perte de voix -Éditions de l’Amandier


2014 – Hauff & Auvermann - Berlin

Détails

Les oeuvres de l'artiste :

Il y a 8 oeuvres.
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